Noctes Gallicanae

 

Ἐπιγράμματα

Épigrammes grecques


 

Au sens propre, ἐπίγραμμα « épigramme » (contre toute logique, le mot est féminin en français) désigne tout type d’inscription sur un objet qui n’est pas spécifiquement destiné à servir de support à l’écriture.

 

Dans l’antiquité, une inscription un peu soignée était toujours rédigée en vers, comme en témoignent certains graffitis de Pompéi. Le mot « épigramme » a donc fini par désigner une pièce de vers assez brève pour être inscrite sur une stèle ou tout autre objet. Notons que c’est à partir de Martial à Rome que le mot « épigramme » prendra le sens de « court poème satirique terminé par une pointe ».

 

ἀνθολογία : « un bouquet de fleurs cueillies ».

Nous connaissons quelques épigrammes grecques par les citations qu'en font différents auteurs comme Plutarque ou Athénée, mais elles nous sont connues dans leur immense majorité par un recueil de 4500 poèmes environ, de 300 auteurs différents, répartis en 15 livres. Cette « Anthologie grecque », dite « Anthologie Palatine » du nom de son manuscrit, est la copie d’une compilation réalisée au IXe siècle par un certain Constantin Céphalas à partir d'anthologies ou de recueils d’auteurs qui peuvent remonter à l'époque hellénistique. Au XIVes., un moine nommé Maxime Planude en a tiré une Anthologie de 2000 poèmes, auxquels il en a ajouté 395 qu’il a empruntés à d’autres sources.

 

La plupart des courts poèmes que nous appelons « épigrammes grecques » se présentent sous la forme d’un ou plusieurs distiques élégiaques. Oeuvres de poètes professionnels ou divertissements mondains, tout individu lettré étant susceptible de devenir un ἐπιγραμματοποιός amateur, ces « épigrammes » constituaient un genre poétique

 

 

n’étaient pas destinées à figurer sur un objet ou sur un monument. Certaines ont été réellement gravées sur un objet ou sur un monument. J’imagine qu’il existait des écrivains publics, ἐπιγραμματοποιοί professionnels auxquels on s’adressait pour commander une épitaphe ou une dédicace. Certaines des ces inscriptions ont attiré l'oeil d'un passant qui s’est empressé de cueillir cette fleur poétique pour la mêler à son bouquet personnel... Bien entendu, les épigrammes des gens célèbres ne manquaient pas d’être recueillies et publiées, soit par eux-mêmes, soit par d’autres. Il y a, par exemple, dans l'Anthologie une trentaine d'épigrammes attribuées à Platon (le Platon, celui de Socrate). Le jeu consiste à déterminer celles que le philosophe a vraiment composées et celles qu’on lui a attribuées selon le principe qu’on prête d’abord aux riches. Ceci est vrai bien sûr de tous les poètes antérieurs à l’époque alexandrine dont on peut lire les vers dans l’ « Anthologie ».

 

La plupart des épigrammes sont composées en distiques élégiaques : le mot ἐπιγραμμάτιον désigne une petite pièce en distiques.

 

 

Epigrammes diverses :

Maximes des Sept sages

ἀριθμητικά

Epigrammes amoureuses

Epigrammes funéraires

Epigrammes satiriques

Epigrammes votives

Epigrammes morales

 

Quelques auteurs célèbres :

Anytè de Tégée

Érinna de Ténos

Denys le Jeune

Moïro de Byzance

Épictète

L'empereur Trajan

L'empereur Hadrien

Sapho de Lesbos

Cléobule de Lindos

Cléobulina de Lindos

Timon d’Athènes

Théocrite de Syracuse

Ausone

 

 

Peintres et sculpteurs :

Apelle

Parrhasios

Praxitèle

Zeuxis


 

Poètes lyriques

 

Pompéi : inscriptions métriques grecques

 


 

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