Noctes Gallicanae

Poésie grecque

 


Fragments anonymes

ἀδέσποτα

 

εἰς Κυνίσκαν

Σπάρτας μὲν βασιλῆες ἐμοὶ πατέρες καὶ ἀδελφοὶ

ἅρματι δὠκυπόδων ἵππων νικῶσα Κυνίσκα

εἰκόνα τάνδἔστασα· μόναν δἑμέ φασι γυναικῶν

Ἑλλάδος ἐκ πάσας τόνδε λαβεὶν στέφανον

Anth. Palat., XIII, 16

 

Cette épigramme a été, selon Pausanias, écrite par un Spartiate dont on a, malheureusement, oublié le nom.

Cynisca, fille d’Archidamos et sœur d’Agis et d’Agésilas, a effectivement gagné la course de chars à Olympie en 396/392, ce qui lui valut un groupe de chevaux en bronze. On a retrouvé le piédestal avec notre épigramme et la signature du sculpteur :

Ἀπελλέας Καλλικλέος ἐμοίησεν

 

 


ὁδεύει

Μοῖρα πρὸς τέλος ἀνδρῶν

οἵ τε τὰν πρώταν λελόγχασι τιμάν

… Il s’achemine,

le Destin, vers la fin de la vie des hommes

qui ont atteint le faîte des honneurs.

 

μισέω μνάμονα συμπόταν

Je déteste un compagnon de beuverie qui a de la mémoire.

 

μή μοι καταπαυέτ’ ἐπεί περ ἤρξατο

τερπνοτάτων μελέων ὁ καλλιβόας πολύχορδος αὐλός

Ne me fais pas cesser, surtout maintenant qu’a commencé

à jouer ses chants si pleins de charme la flûte harmonieuse au registre étendu.

 

δὐποδεξαμένα θαήσατο χρύσεον αἶψα ποτήριον

Et lorsqu’elle eut reçu la coupe en or, elle la contempla aussitôt avec admiration.

Il s’agit de la coupe que Zeus offrit à Alcmène, pour la remercier de la naissance d’Héraclès.

 

οὐ μή ποτε τὰν ἀρέταν ἀλλάξομαι ἀντἀδίκου κέρδους

Jamais je n’échangerai mon honneur contre un gain mal acquis !

 

       ὅσα τε χθών

πόντου τε βένθη κἀέρος

ἀμέτρητον εὖρος ἐκτρέγει

… Tout ce que la terre,

les abîmes de la mer et de l’air

l’immense étendue nourrit...

 

 

 


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