Noctes Gallicanae

Poésie grecque

 


Poètes et auteurs d’épigrammes

Anth. : auteur ou poète connu par l’Anthologie palatine.

Relu et complété le 15/08/2003

 

 

Agathias le Scholastique de Myrina en Éolie (536-582 env.). Anth.

 

Alcée de Messénie, contemporain de Philippe V de Macédoine (3ème s. av. J.-C.). Anth.

 

Alcée de Lesbos (vers 640 - vers 580 ?) : tenu par toute l'Antiquité comme l'un des plus grands créateurs, il mena une vie d'amours orageuses, fut exilé par les tyrans, se battit et composa de nombreux chants d'amour et de table, des invectives, des hymnes aux dieux et des péans ou chants solennels. Dans une bataille contre les Athéniens, il se trouva contraint d’abandonner honteusement son bouclier. Ses odes rappelaient, par certaines violences, ses rancunes politiques, mais elles chantaient aussi le plaisir. Il passait pour l'inventeur de la strophe alcaïque.

 

Alcman de Sardes. Il ne nous reste presque rien d'Alcman (vers 650) à qui les anciens attribuaient des perfectionnements décisifs dans la poésie chorale.

 

Ammianus a vécu au 2ème s. ap. J.-C. Anth.

 

Ammonidès  (d'origine égyptienne?) n'est plus qu'un nom. Anth.

 

Anacréon naquit à Téos en Ionie vers 550 (ou 570), séjourna à Samos auprès du tyran Polycrate (entre 530 et 522), puis à Athènes auprès d'Hipparque et mourut vers 465 (ou 485). Il célébra dans ses odes les amours tendres, la musique et l'ivresse. Anacréon fut une sorte de poète de cour qui flatta dans ses vers les passions des tyrans qui le protégeaient. On le représente, jusque dans sa vieillesse, couronné de roses et chantant le vin et les plaisirs. Il nous reste sous son nom, outre des fragments authentiques, des poèmes complets mais ces pièces anacréontiques ont été composées à l'époque romaine.

 

Antipater de Sidon, 1er siècle av. J.-C. Anth.

 

Antipater de Thessalonique, contemporain d'Auguste. Anth.

 

Antiphilos de Byzance, contemporain d'Auguste. Anth.

 

Anytè de Tégée a vécu autour de 450 av. J.-C. Il nous reste d’elle des épigrammes funéraires.

 

Apollonios de Rhodes, né à Alexandrie vers 300, eut Callimaque pour professeur, devint vers 270 précepteur du futur Ptolémée III Evergète, composa vers 250-245 la première partie des Argonautiques (épopée de Jason et de ses compagnons en quête de la Toison d'Or), se brouilla avec Callimaque qui critiquait les longues épopées, s'exila à Rhodes vers 245.

 

Aratos de Soloï (310-245 environ) auteur des Phénomènes (astronomiques) et des Prognostiques (météorologiques).

 

Archias d'Antioche (A. Licinius Archias), né vers 118 av. J.-C., contemporain et ami de Cicéron, se fit à Rome un grand renom d'improvisateur ; avait également composé deux poèmes épiques, en l'honneur de Marius (Sur la guerre des Cimbres) et de Lucullus (Sur la guerre de Mithridate). N.B. : Ce nom a été porté par un certain nombre d’autres poètes mal connus. Anth.

 

Archiloque de Paros, citoyen riche puis ruiné, amant éconduit et vindicatif, exilé, mercenaire, colon à Thasos, tué dans une obscure bataille à Naxos vers 640. Auteur de poèmes passionnés, d'élégies, de satires, de dithyrambes, Archiloque obtint dans la poésie iambique une immense réputation. Ses iambes satiriques, dont il ne nous reste que de courts fragments, étaient si appréciés dans l’antiquité qu'on le comparait à Homère. La méchanceté de ses railleries était telle que des personnes attaquées par lui avaient été réduites, disait-on, à se pendre de désespoir.

 

Arion de Méthymne (vers 625). Il ne reste rien·de ce poète qui, en faisant du dithyrambe un genre littéraire, prépara la voie à la tragédie.

 

Ariphron de Sicyone  (début du IVe siècle av. J.-C.).

 

Asclépiade de Samos (première moitié du 3ème s. av. J.-C.), de l'école poétique de Cos, contemporain et adversaire de Callimaque, maître de Théocrite, auteur de nombreuses épigrammes et de poèmes lyriques. Anth.

 

Automédon de Cyzique, contemporain d'Auguste et de Tibère. Anth.

 

Bacchylide de Céos (vers 46o), neveu de Simonide, est plus important pour nous en raison de la découverte récente de quelques-unes de ses œuvres. Il s'appelait lui-même « le rossignol de Céos ».

 

Bassus (Lollius), vécut sous Tibère, dans l'entourage de Sénèque le Rhéteur. Anth.

 

Bianor le Grammairien, de Bithynie, début du 1er s. ap. J.-C.. Anth.

 

Bion de Smyrne ou de Phlossa, fin du 2e s. av. J.-C. ou époque d’Auguste ? Poète lyrique et bucolique.

 

Callicter, Cillactor ou Killactor, poète peu connu surnommé Mantisios. Anth.

 

Callimaque de Cyrène, vers 305, mort entre 240 et 235 ; bibliothécaire d'Alexandrie après la mort de Zénodotos (260 à 250 ?) ; avait composé plusieurs centaines d'ouvrages d'érudition en prose et des poèmes de tout genre (tragédies, comédies, hymnes héroïques, iambes, élégies, épigrammes, poésies lyriques), dont les plus célèbres étaient l'épopée d'Hécalée, les Hymnes et des Origines (Αἴτια) en vers élégiaques. Anth.

 

Callinus d’Éphèse, 7ème s. av. J.-C., poète élégiaque auquel Pausanias attribue la deuxième place après Homère.

 

Capiton d'Alexandrie, auteur à peu près inconnu. Anth.

 

Carphyllidès, auteur inconnu du 3ème s. av. J.-C. ( ?). Anth.

 

Castorion de Soles (en Cilicie) a vécu vers 300 av. J.-C.

 

Charixéna (d’Athènes).

 

Chistodoros de Coptos (fin du 5ème - début du 6ème s. ap. J.-C.), sa « Description des statues qui ornaient le gymnase public appelé le Zeuxippos » forme le deuxième livre de l’Anthologie palatine.

 

Cillactor, Callicter ou Killactor, poète peu connu surnommé Mantisios. Anth.

 

Claudien d'Alexandrie (première moitié du 5ème s. ap. J.-C.) ; auteur de poèmes aujourd’hui perdus, en l’honneur des villes de Tarse, Bétyros, Nicée, Anazarba. Peut-être l’auteur d’une Gigantomachie dont il reste 77 vers. Anth.

 

Cléobule de Lindos. Cléobule, l’un des Sept sages. Il était réputé pour sa force, sa beauté et sa connaissance de la philosophie égyptienne.

 

Cléobulina de Lindos (ville de Rhodes) a vécu au Vème s. av. J.-C. Elle a écrit des énigmes en vers, quatre nous sont parvenues. Fille de Cléobule, elle fut la mère de Thalès de Milet.

 

Cométas le Chartulaire, poète du Cycle d'Agathias. Anth.

 

Corinne de Tanagra, surnommée Μυῖα "la Mouche", a vécu au 3ème siècle av. J.-C. Elle l'a emporté sur Pindare au cours de cinq concours poétiques de Thèbes.

 

Cratès de Thèbes a vécu autour de 325 av. J.-C. Disciple de Diogène le Cynique.

 

Crinagoras de Mitylène, né vers 70 ou 65 av. J.-C. , poète courtisan, client d'Octavie, la soeur d'Auguste. Anth.

 

Critias d’Athènes, l’un des Trente tyrans élus en 404 ; disciple de Socrate.

 

Damascios, philosophe néo-platonicien, 6ème s. ap. J.-C. Anth.

 

Démodocos de Léros a vécu au 5ème s. av. J.-C. Auteur d’épigrammes et d’élégies. Anth.

 

Denys le Sophiste (peut-être Denys d'Halicarnasse), IIe s. ap. J.-C. Anth.

 

Diagoras de Mélos a vécu au 5ème siècle. Auteur de dithyrambes et philosophe professant l’athéisme.

 

Diogène Laërce a vécu au début du 3ème siècle ap. J.-C. C’est grâce à lui que nous connaissons les doctrines de nombreux philosophes. Il a composé un certain nombre d’épigrammes.

 

Diophanès de Myrina, poète complètement inconnu. Anth.

 

Dioscoride, poète alexandrin de la fin du 3ème s. Anth.

 

Diotimos de Milet, poète peu connu. Anth.

 

Ératosthène le Scholastique, contemporain de Justinien (6ème s.). Anth.

 

Érinna de Ténos (ou de Télos) a vécu au 4ème s. av. J.-C.

 

Eumélos de Corinthe a vécu au milieu du 8ème s., ce qui fait de lui un contemporain de l'auteur de l'Odyssée. On lui attribue des poèmes épiques et un hymne destiné aux processions de Délos.

 

Flamininus (T. Quinctius Flamininus), 228-174, consul romain qui a proclamé la « liberté de la Grèce » lors des Jeux isthmiques de 196.

 

Gétulicus, contemporain de Vespasien. Anth.

 

Hadrien (P. Aelius Hadrianus), empereur de 117 à 138. Anth.  (sur son règne, voyez aussi Hadrien)

 

Hécatée de Thasos est totalement inconnu. Anth.

 

Hédylos de Samos (ou d'Athènes ?), fils de la poétesse athénienne Hédylê, vécut à Alexandrie sous Ptolémée Philadelphe (285-247 av. J.-C.) ; auteur d'un recueil d'épigrammes, d'élégies, d'un éloge de sa mère et d'un ἐπύλλιον intitulé Glaucos, dont il ne nous reste que des fragments insignifiants. Anth.

 

Hégésippe a vécu au IIIe s. av. J.-C. Anth.

 

Hérondas (milieu du IIIe siècle), dont on a retrouvé neuf Mimes sur des papyrus.

 

Hipparchos d’Athènes, vers 500 av. J.-C., fils du tyran Pisistrate d’Athènes, il a composé des élégies. Son nom est resté lié à une expression synonyme de « gaspillage d’argent public » : τὸ ῾Ιππάρχου τειχίον, « la muraille d’Hipparchos » parce qu’il avait construire autour de l’Académie un mur coûteux et peu utile.

 

Hipponax d’Éphèse, (6ème siècle), inventeur de l’élégie en choliambes, variante de l’iambe. Petit, maigre et laid, il a laissé le souvenir d’un caractère insupportable.

 

Hybrias de Crète, ( ?), auteur de scolies ?

 

Ibycos de Rhégion (Italie méridionale), poète lyrique,  a vécu aux environs de 525 av. J.-C.

 

Ion de Chios (milieu du 5ème siècle), auteur d’élégies, de poèmes lyriques, de dithyrambes, de tragédies, etc. Vainqueur d’un concours à Athènes, il aurait εὐνοίας χάριν προῖκα Χΐον οἶνον πέμψαι Ἀθηναίοις « envoyé gratuitement aux Athéniens du vin de Chios » pour les remercier de l’honneur qui lui avait été fait.

 

Ion de Samos (vers 400), auteur d’élégies et d’épigrammes. Anth.

 

Irénée le Référendaire, contemporain de Justinien. Anth.

 

Julien, dit l'Égyptien, préfet d'Égypte au début du règne de Justinien (et peut-être déjà sous Justin 1er) ; il a peut-être été consul. Anth.

 

Killactor, Callicter ou Cillactor, poète peu connu surnommé Mantisios. Anth.

 

Lamproclès d'Athènes a vécu au début du 5ème s. av. J.-C. Musicien, auteur de dithyrambes, il aurait enseigné la musique et la danse au jeune Sophocle.

 

Lasos d’Hermione (Achaïe) a vécu dans la deuxième moitié du 6ème s. Poète lyrique, il a composé le premier traité de musique. Selon certains, il faisait partie des sept Sages à la place de Périandre. Il reste de lui trois vers.

 

Léonidas de Tarente (première moitié du 3ème s.) ; avait composé un poème sur Pyrrhus et un très grand nombre d'épigammes, dont il avait publié un choix en un volume. Anth.

 

Léontios le Scholastique, contemporain de Justinien (6ème s ap. J.-C.). Anth.

 

Lucillius, auteur de deux livres d'épigrammes, vécut à Rome sous Néron. Anth.

 

Lycophron de Chalcis (Eubée, IIIe siècle) : prophétie d'Alexandra (= Cassandre) d'une obscurité qui ne peut se passer de notes et de commentaires.

 

Lycophronidès a vécu avant le début du 3ème s. av. J.-C.

 

Macédonios de Thessalonique, personnage consulaire de l'entourage de Justinien (6ème s. ap. J.-C.). Anth.

 

Maecius (Quintus), écrivain très peu connu (d’origine romaine ?). Anth.

 

Marcus Argentarius, doit sans doute être identifié avec le déclamateur Argentarius, fréquemment cité par Sénèque le Rhéteur ; il était d'origine grecque malgré son nom latin. Anth.

 

Mélannipidès de Mélos (520 ?- ?), auteur de dithyrambes, d’épigrammes, d’élégies et aussi d’épopées. Il a vécu à la cour de Perdiccas de Macédoine (450 ?-413 ?). Voir ci-dessous Philoxène de Cythère.

 

Méléagre de Gadara (en Pérée), (130-60 env.), auteur de la première Couronne ; avait publié auparavant un recueil de Παιδικά et un livre de satires Ménippées intitulé Χάριτες. Anth.

 

Mélinnô de Locres. Mélinnô ou Mélinna ou encore Mynna a vécu au 1er s. ap. J.-C.

 

Mimnerme de Colophon  (vers 630). Il a donné à l'élégie un ton mélancolique et tendre. Cette tendance se retrouvera plus tard chez les Alexandrins et les Romains, en particulier chez Tibulle.

 

Moïrô de Byzance a vécu vers 300 av. J.-C.

 

Moschos de Syracuse, 2ème s. av. J.-C., grammairien et élève d’Aristarque d’Alexandrie. Auteur d’élégies.

 

Nicandre de Colophon (fin du 3ème, début du 2ème siècle) : Remèdes aux morsures de bêtes (Θηράκια) ; Contrepoisons, Géorgiques.

 

Nicharchos, poète peu connu, vécut à Rome sous les Flaviens. Anth.

 

Nossis de Locres en Italie (fin du 4ème s. et début du 3ème) ; cette poétesse avait composé des poésies lyriques et des épigrammes dont elle avait sans doute fait elle-même un recueil. Anth.

 

Onestos ou Onestès, de Corinthe ou de Byzance, poète de cour contemporain d'Auguste. Anth.

 

Palladas d'Alexandrie, contemporain de l'empereur Arcadios, (395-408), grammairien et poète, auteur d'épigrammes, presque toutes morales ou satiriques, dont il avait publié lui-même un recueil. Anth.

 

Parménion de Macédoine, contemporain d'Auguste ou légèrement antérieur. Anth.

 

Paul le Silentiaire (= huissier à la cour), contemporain et ami d'Agathias ; auteur de nombreuses épigrammes et de deux poèmes descriptifs sur Sainte Sophie. Anth.

 

Philippe de Thessalonique a vécu à l’époque des Flaviens. Il est l’auteur d’une Anthologie. Anth.

 

Philitas de Samos : auteur inconnu. Faut-il l’assimiler au Philitas qui enseigna la poésie à Cos et eut Théocrite pour élève ? Anth.

 

Philodème de Gadara, vécut à Rome dans l'entourage de Cicéron ; épigrammatiste de talent, il avait aussi composé plusieurs traités de morale, une histoire des diverses sectes, des ouvrages sur l'économique, la rhétorique et la musique, un Περὶ ποιημάτων, un essai sur Homère, etc. Anth.

 

Philoxène de Cythère (435-380). Lors de la prise de Cythère par les Athéniens, il aurait été vendu comme esclave à un certain Agésilas, puis, à la mort de celui-ci à Mélanippidès le poète (voir ci-dessus). Il a écrit un poème lyrique intitulé La généalogie des Éacides. Ses démélés avec Denys l’Ancien sont restés célèbres.

 

Philoxène de Leucade (début du 4ème siècle), auteur d’un Δείπνον, « Banquet », avait la même réputation de gloutonnerie que son homonyme Philoxène de Cythère.

 

Phocylidès de Milet (2ème moitié du 6ème s. av. J.-C.), auteur d’élégies.

 

Phrynichos d’Athènes (vainqueur en 510), auteur d’élégies et de tragédies. Il aurait été le premier a introduire sur la scène un personnage féminin.

 

Pigrès d’Halicarnasse (5ème siècle av. J.-C.) a réalisé le tour de force de faire suivre chaque vers de l’Iliade d’un pentamètre de sa composition ! Son œuvre est heureusement perdue.

 

Pindare, le plus illustre des lyriques grecs, naquit près de Thèbes. Instruit de bonne heure à la musique et à la poésie, il fit exécuter, dès l'âge de vingt ans, une ode triomphale que nous lisons encore (Xe pythique). Dans tout le monde grec, rois et cités se disputaient l'honneur d'être célébrés par lui. Il mourut, âgé de quatre-vingts ans. Plus de cent ans après sa mort, Alexandre, en ruinant Thèbes, voulut qu'on épargnât la maison du poète par égard pour sa gloire et en souvenir de ses relations avec les rois de Macédoine. Pindare avait cultivé toutes les variétés du lyrisme choral ; mais il ne nous reste que le quart à peine de ce que l'antiquité connaissait encore de lui longtemps après sa mort. Les pièces conservées sont exclusivement des épinicies ou odes triomphales.

 

Platon le Philosophe avait composé des poèmes tragiques, lyriques, élégiaques, qu'il aurait brûlés quand il fit la connaissance de Socrate ; un recueil d'épigrammes, dont une trentaine ont été insérées par Méléagre dans sa Couronne, circulait sous son nom. Anth.

 

Polémon, roi du Pont ; il s'agit sans doute de Polémon 1er, fils du rhéteur Zénon de Laodicée, placé sur le trône par Antoine en 36 av. J.-C. ; quelques critiques l'identifient au contraire avec Polémon ii, qui abdiqua en 63 en faveur de Néron. Anth.

 

Posidippe de Pella( ?), contemporain et émule d'Asclépiade ; avait composé des épigrammes, des élégies. et était peut-être l'auteur de deux poèmes épiques. Anth.

 

Praxilla de Sicyone a vécu autour de 450 av. J.-C. Elle a composé des scolies (chansons à boire) qui ont assuré sa réputation.

 

Pythermos de Téos aurait vécu au 6ème siècle av. J.-C. Il ne reste de lui qu’un vers.

 

Rhianos de Kéraia (actuelle Meskla, Crète occidentale) a composé au milieu du 3ème siècle des Épigrammes et cinq Épopées, notamment une Héracléide, connue seulement par des citations.

 

Rufinus, poète grec à nom latin, sans doute originaire de l’Ionie (2ème s. ap. J.-C. ?) ; auteur d'un recueil d'épigrammes amoureuses, auxquelles il avait peut-être ajouté des pièces d'autres poètes. Anth.

 

Rufus ou Rufus Domesticus (= garde du palais), poète inconnu. Anth.

 

Sappho de Lesbos  (vers 600). Professeur de composition musicale, a chanté en strophes délicates le plaisir et la douceur d'aimer les femmes comme les hommes, la splendeur des nuits, la complicité de la nature. Sappho est la plus illustre poétesse de l'antiquité. Les comiques attaquèrent plus tard ses mœurs et une légende la montre se jetant dans la mer par désespoir d'amour. Elle se servait de la strophe dite saphique, d'une harmonieuse élégance.

 

Scythinos (vers 600). Les sources anciennes le présentent comme "poète iambique", auteur d'une adaptation en vers du livre d'Héraclite d'Éphèse intitulée "Sur la nature" (Περὶ Φύσεως).

 

Sémonide de Samos a vécu dans la deuxième moitié du VIIe siècle. Il dirige la colonisation d'Amorgos où il fonde trois cités. Certains faisaient de lui le premier des poètes iambiques,

 

Simonide de Céos  (560-470 ?) qui vécut à la cour de plusieurs tyrans du monde grec et mourut en Sicile, avait laissé un grand nombre d'odes triomphales (épinicies), d'élégies, d'épigrammes.

 

Socrate d’Athènes (469-399), le célèbre philosophe, maître de Platon.

 

Solon (640-558). Législateur des Athéniens, Solon est connu aussi comme poète. C'est par ses vers qu'il entraîna ses compatriotes à reprendre Salamine, Nous avons de ses élégies quelques fragments pleins d'exhortations morales.

 

Statyllius Flaccus, poète peu connu du 1er s. av. J.-C., peut-être Statilius, ami de Caton d'Utique, qui mourut à Philippes (42 av. J.-C.) avec Brutus. Anth.

 

Stésichore d'Himère (640-555 environ), de son vrai nom Tisias, grand inventeur de mètres, de rythmes et de mélodies et notamment de l'ode à trois mouvements correspondant aux évolutions du choeur, avait laissé vingt-huit livres d'Hymnes contenant des légendes d'amour et de mort qui servirent de sujets aux auteurs tragiques. Stésichore créa la triade.

 

Télésilla d'Argos a vécu au début du Ve s. av. J.-C. En 494, sous la conduite de Télésilla, les femmes d’Argos organisent la résistance contre le roi de Sparte Cléomène, qui doit se retirer.

 

Terpandre de Lesbos. Contemporain et ami de Lycurgue selon la légende, Spartiate d'adoption, Terpandre a vécu en réalité dans la 1ère moitié du VIIe s. Citharède célèbre, on lui attribue des innovations en métrique et en musique: c'est lui qui aurait fait passer la lyre de quatre à sept cordes.

 

Théocrite de Chios (4ème s. av. J.-C.), était un orateur. Son franc parler lui valut d’être mis à mort par Antigone le Borgne de Macédoine. Auteur d’une épigramme contre Aristote. Il a laissé cette belle définition d’une vie conforme à un idéal de justice : Ἐὰν τοῖς ἄλλοις ἐπιτιμῶμεν, αὐτοὶ μὴ ποιῶσεν « si nous reprochons quelque chose aux autres, ne le faisons pas nous mêmes ».

 

Théocrite de Syracuse (vers 310-250) crée à Cos et à Alexandrie le genre de l'idylle (εἰδύλλιον = petit poème). Sa vie est mal connue. Sicilien, né à Syracuse, il séjourna dans divers pays grecs et passa une partie de son existence à Alexandrie. Il nous reste sous son nom des Épigrammes, mais surtout une trentaine d'Idylles. Théocrite peut être regardé comme le créateur du genre pastoral. Chez les Grecs la tradition en fut continuée par Bion et par Moschos, dont il nous reste des fragments.

 

Théognis de Mégare (2e moitié du VIe siècle, vers 540) nous ne possédons que les fragments politiques et moraux (600 distiques) de ses Élégies. Les rancunes politiques s'exprimaient avec violence dans ses élégies.

 

Timocréon d’Athènes a vécu au début du Ve s. av. J.-C. Auteur comique (il ne reste rien de son théâtre), adversaire du poète Simonide et surtout de Thémistocle, contre lesquels il a écrit des vers féroces

 

Timothée de Milet (452 ?-357 ?), chef de file de la nouvelle école lyrique, très discuté par les critiques anciens. Au concours de Carnéa, un éphore spartiate lui aurait demandé de quel côté de sa cithare il devait couper les cordes au-delà des sept traditionnelles.

 

Trajan (M. Ulpius Traianus), empereur de 97 à 117.

 

Tudicius Gallus, nom rétabli par conjecture. Rien n'indique à quelle époque ce poète aurait vécu. Anth.

 

Tyrtée d'Athènes  (vers 68o av. J.-C.). - Une légende fort sujette à caution fait de Tyrtée un maître d'école boiteux que les Athéniens auraient envoyé par dérision aux Spartiates, qui, sur les conseils de l'oracle de Delphes, leur demandaient un général. Ses vers, comme nous pouvons encore en juger par quelques fragments, célébraient surtout le patriotisme et les vertus guerrières. On les utilisa plus tard pour la formation morale de la jeunesse grecque.

 

Xénophane de Colophon (vers 560-480 ?), philosophe monothéiste et chanteur itinérant, avait composé des Élégies, des Silles (satires), des Parodies, et un poème Sur la Nature.

 


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