D I E P P E Seine-Maritime

 

Paroisse Saint-Rémy

 

VIEUX METIERS

 

 

 

Les prêtres mentionnent assez fréquemment, dès la fin du XVIIème siècle, le métier exercé par l'époux et/ou son père, plus rarement celui exercé par l'épouse.

 

Peut-être serait-il plus exact de parler d'occupations des paroissiens et paroissiennes plutôt que de métiers, ou de professions, proprement dits ? Peut-on en effet considérer, par exemple, le fait d'être bourgeois ou mendiant, ou encore de vivre de son bien, c'est-à-dire d'être rentier, comme un métier au sens strict ? Il en est de même pour le collecteur des tailles qui n'exerçait, en fait, qu'une fonction provisoire. Mais puisque les métiers constituent la majeure partie des indications données par le prêtre, le terme métier sera maintenu pour désigner ces centaines d'occupations.

 

Je ne citerai que quelques métiers, retenus soit parce qu'ils ont disparu, soit parce qu'ils ont subi des modifications importantes. Seuls les métiers susceptibles de poser un problème de compréhension feront l'objet d'une définition ou d'un bref commentaire.

 

Ces métiers peuvent être scindés en deux grandes catégories : ceux en rapport direct avec la mer ou le port, d'une part, et ceux que l'on peut rencontrer en tous lieux, maritimes ou non, d'autre part.

 

 

 

Métiers en rapport avec la mer ou le port

 

 

Allant et venant .

Allant en mer ; Allant et venant au Senegal ; Allant et venant aux isles de La merique (sic) ; Allant et venant aux Isles de L'amerique ; Allant et venant dans les Isles de Saint-Domingue ; Allant et venant de la mer ; Allant et venant pour commis en la mer : ce ne sont pas des métiers bien définis, ni des professions précises. L'intéressé accomplissait sans doute des voyages au Sénégal, ou aux îles d'Amérique (Caraïbes), en revenait et recommençait ; mais dans quel but ? Vraisemblablement pour des raisons commerciales non dévoilées mais suggérées par l'utilisation du terme commis ; la destination est parfois occultée également : en mer ! Tout ce flou entourant la nature du commerce exercé peut faire penser qu'il s'agissait de la traite des Noirs, pudiquement appelée traite du bois d'ébène.

 

Aminoteur de sel, aminoteur du grenier à sel : probablement l'employé du grenier à sel chargé de mesurer le sel à l'aide d'un minot, mesure de capacité. Un minot de sel pesait entre 96 et 100 livres environ.

 

Calfat ou calfateur : pour calfater le calfat doit remplir "les joints des planches qui recouvrent la carcasse d'un vaiseau, ou ses ponts ou ses gaillards, &c., avec des cordons d'étoupe qu'on y chasse avec force, & qu'on place successivement les uns sur les autres pour occuper parfaitement le vuide qu'ils présentent, & fermer tout accès à l'eau extérieure. Lorsque les bordages sont épais ou lorsque les coutures sont profondes, on commence par y loger successivement cinq à six cordons d'étoupe, successivement en les y enfonçant à coup de maillet & avec des instrumens convenables. Ensuite on repousse plus fortement cet ensemble de cordons, en frappant à coup de masse sur un instrument propre à les resserrer & à les rapprocher le plus étroitement possible du fond de chaque couture."

 

Canonnier, cannonier invalide

 

Capitaine ; Capitaine de navire et Capitaine de vaisseau ; Capitaine des garde-côtes ; Capitaine en la marine ; Capitaine général des côtes.

 

Charpentier de navire

 

Chasse-marée : "Marchand ou Voiturier qui apporte en diligence le poisson de mer dans les villes". L'expression en diligence, dans cette définition, signifie diligemment ou rapidement, et non pas en utilisant une diligence, voiture à chevaux réservée en principe au transport de voyageurs. En fait, le chasse-marée dieppois transportait le poisson dans des charrettes de Dieppe à Paris ; de nombreux relais tout au long de la route lui permettaient de faire le trajet rapidement de nuit et de livrer le poisson, le matin, dans un parfait état de fraîcheur. Généralement, le chasse-marée assurait la livraison de diverses marchandises de Paris à Dieppe, ou à différentes agglomérations situées sur le parcours du retour, ce qui rendait ce voyage plus fructueux.

 

Commis au sel : employé au grenier à sel.

 

Commis de l'Amirauté de Dieppe

 

Constructeur de navires

 

Cordier / cordière : le cordier travaille dans une corderie. C'est un "atelier de deux cens toises de longueur & de vingt-quatre pieds de largeur, dans les ports du Roi. Le chanvre y est préparé, peigné, converti en fils & ensuite employé à faire toutes sortes de cordage pour le service des vaisseaux et des arsenaux de marine."

 

Directeur et receveur des salines : on nommait salines le commerce du poisson de mer salé -

 

Ecoreur, écoreur de poisson : "Représentant d'une association de pêcheurs ; préposé chargé d'écouler les produits de leurs pêches." Les tâches assumées par l'écoreur correspondaient donc en quelque sorte à celles réservées de nos jours à un mandataire, voire à un grossiste.

 

Enseigne de vaisseau : "Titre distinctif qu'on donnoit, avant la dernière Ordonnance, aux officiers de la marine, dont le rang étoit immédiatement inférieur à celui des lieutenans de vaisseau."

 

Faiseur d'ains, ou de haims, ou faiseur d'hameçons : les ains, ou haims, sont des hameçons en cauchois. Le faiseur de haims était l'artisan qui fabriquait les divers hameçons utilisés pour la pêche en mer.

 

Gabarier : "Ce nom s'appliquait au patron d'une gabare, à celui qui la conduisait et aux portefaix qui la déchargeait. La gabare était un bateau large et plat, qui transportait par rivière les marchandises arrivées par mer dans un port."

 

Garde de sel : garde au grenier à sel

 

Garde-côtes : "On nomme garde-côtes, des citoyens qui se chargent de veiller à la garde des côtes de la mer, & qui sont prêts à se réunir pour s'opposer à l'invasion des ennemis ; l'amirauté a aussi des garde-côtes, pour avertir des naufrages, & prendre soin de la conservation de tous les objets utiles que la mer peut jeter sur la côte."

 

Garde-matelot

 

Greffier au grenier à sel, Greffier de l'Amirauté

 

Huissier au grenier à sel, Huissier audiencier en l'Amirauté

 

Invalide de la marine.

 

Lamaneur : "Titre distinctif qui n'est accordé qu'à certains hommes de mer, auxquels une assez longue expérience et des recherches continuelles ont procuré toutes les connoissances locales qui sont relatives à une côte particulière de la mer ; les fonctions de ces pilotes côtiers sont de diriger avec sûreté tous les bâtimens, soit à l'entrée, soit à la sortie d'un port, d'une rade, d'une riviere ; etc."

 

Maître de barque et maître de bateau : "Tout homme qui ne commande qu'une barque, ou un petit bâtiment destiné au cabotage est distingué par le nom de maître . La barque est un "Petit bâtiment de mer. Ce nom convient essentiellement à des bâtiments qui n'ont qu'un seul mât garni d'une seule voile, et qui ont une grandeur assortie à cette voilure . Le bateau est un "Petit bâtiment de mer. Les chaloupes, canots et yoles, consacrés au service d'un vaisseau sont nommés généralement ses bateaux. Les bateaux de pêche, et de passage, sont peu considérables par leur grandeur, et ils reçoivent leur nom de leur destination.

 

Maître de quai : "Dans les ports marchands, il y a des maîtres de quai, qui pourvus d'une commission spéciale de l'amiral de France, veillent à la police, au bon ordre et à la garde de ces ports ; dirigent l'arrangement des bâtimens et les opérations ou manoeuvres générales, pour chauffer, calfater, réparer, délester, etc."

 

Marchand de salines : voir Mareyeur

 

Marchand mareyeur : marchand de poisson de mer

 

Mareyeur et mareyeuse : le mareyeur vendait du poisson de mer frais ; tandis que le marchand de salines vendait du poisson de mer salé. "Ce commerce était libre et s'appliquait plus spécialement à six poissons le saumon, la morue, le hareng, la sardine, l'anchois et le maquereau. On appelait poisson vert, celui qui venait d'être salé, qui était encore humide ; poisson mariné, celui qui avait été rôti sur le gril, puis frit dans l'huile ; poisson sec, celui qui avait été salé, puis desséché, soit par le feu, soit par le soleil." Le mareyeur est, aujourd'hui, un grossiste qui achète leurs prises aux pêcheur et les expédie aux marchands détaillants.

 

Marin : "Titre distinctif de tout homme dont l'état et l'art sont de naviguer. Un bon marin est celui qui, supérieur pae ses talens, au commun des hommes de mer connoit et sait employer avec succès dans toutes les occasions épineuses ou ordinaires, toutes les ressources que peuvent dicter, & la théorie & l'expérience ; l'homme, au contraaire, qui, destiné au service de la mer, & qui l'ayanr pratiqué, nest pourvu que de foibles connoissances, ou ne sait pas les appliquer à propos, est un mauvais marin. Un homme a le pied marin, lorsqu'à bord, d'un vaisseau fortement agité par la mer, il sait garder l'équilibre en restant sur ses pieds ; & lorsque, malgré les roulis & les tangages, il n'a besoin d'aucun appui extraordinaire pour se soutenir, pour marcher, et pour faire tous les mouvemens que les manoeuvres exigent."

 

Marinier ou maronnier : "Ce nom est ordinairement celui des hommes employés à conduire les bateaux sur les rivieres. Parmi les gens de mer, il y a des officiers mariniers, qui sont à l'égard du reste de l'équipage d'un vaisseau, ce que sont les sous-officiers dans un régiment de terre. Ils n'obtiennent ce titre qu'après une longue expérience, & lorsqu'ils ont des connoissances étendues de la pratique de leur art. Ils sont connus à bord des vaisseaux sous les noms particuliers de maître et contremaître d'équipage de bosseman, de quartier-maître, de patron de chaloupe & canot, de maître-pilote, canonniers, charpentiers, calfats & voiliers. Chacun de ces officiers est chargé de diriger les opérations qui sont de son ressort."

 

Matelot invalide

 

Matelot : "Homme de mer, qui sous les ordres des officiers et des maîtres, exécute toutes les opérations, de la garniture, du gréement & de la manoeuvre. Ce tire n'est pas donné à ceux qui, se destinant au service de la mer, ne font que commencer de s'en instruire, & il est réservé pour distinger les hommes qu'une certaine expérience a rendu habiles dans un tel métier. Ils doivent savoir mâter et démâter un vaisseau, préparer ses haubans, ses étais, toutes ses manoeuvres ; estroper ses poulies ; les gréer, les mettre à leur place ; enverguer, désenverguer les voiles ; les orienter, prendre des ris, les carguer, les serrer ; arrimer la cale, ramer ou nager dans des canots, servir les canons dans un combat, gouverner, sonder, & enfin être propres à toutes les parties du service de la mer." Il est fait mention également dans les paroissiaux de Matelotes , quel était donc le rôle de ces matelotes ?

 

Officier de marine

 

Officier marinier

 

Ouvrier en haims : cf faiseur d'ains.

 

Pêcheur

 

Perceur de navire : "Homme exercé dans l'état de percer la muraille d'un vaisseau en construction, dans tous les points où doivent être placées les chevilles qui forment la liaison des pièces composantes, et sur la direction qu'elles doivent suivre dans toute leur longueur. Une partie de son art est aussi de placer les mêmes chevilles ou gournables avec toute la solidité convenable."

 

Pilote : "Homme qui connoit et qui exerce l'art du pilotage (art de diriger et de mesurer les routes des vaisseaux en mer). On distingue entre les pilotes ; ceux qui sont côtiers ou lamaneurs ; et ceux qui sont hauturiers ou pilote au long cours... Dans chaque port, le pilote qui est au premier rang dans cette classe, porte le titre de pilote-amiral."

 

Poissonnier, Poissonnière

 

Poulieur, pouleyeur : artisan qui fabriquait des poulies pour la marine.

 

Quartier-maître : "officier-marinier qui est immédiatement après le bosseman et dont les fonctions sont de veiller à la propreté du bâtiment en faisant gratter, nettoyer, fauberter et laver par-tout où cela devient nécessaire."

 

Ramandeur : terme cauchois désignant le raccommodeur de filets de pêche.

 

Travailleur aux seines : les seines sont des filets de pêche disposés en demi-cercle.

 

Trésorier des invalides de la marine.

 

Vendeuse de poissons

 

Voilier : "Ouvrier dont l'art est de tailler et de coudre les voiles propres aux bâtimens de mer. Ceux de ces ouvriers qui dirigent ces ouvrages sont distingués des autres par le nom de maîtres voiliers."

 

Sans rapport avec la mer

 

Adjudant

 

Administrateur du grenier à sel.

Les gabelles étaient à l'origine des taxes frappant les ventes de divers produits, les textiles, les vins, etc. Mais dès le règne de Philippe V le Long (1294-1322) le mot gabelle ne fut plus utilisé que pour désigner l'impôt sur le sel, impôt très ancien dont l'application fut généralisée sous Philippe VI de Valois, en 1331 et 1343, qui érigea en monopole au profit de la couronne le commerce du sel, avec des régimes différents selon les régions.

Les particuliers s'acquittaient de cet impôt en s'approvisionnant dans les greniers à sel du roi, où l'on était obligé d'acheter une certaine quantité de sel à un prix fixé arbitrairement par le pouvoir.

Dans le Pays de Caux, le sel vient principalement de l'Atlantique, il est très cher et les habitants sont astreints à une consommation obligatoire, le sel du devoir, d'un minot de sel (soit à peu près 72 litres ou 100 livres) par groupe de 14 personnes au-dessus de huit ans. Ce n'est pas tout ! Le sel du devoir est pour pot et salière seulement, autrement dit ce sel est destiné uniquement à la table et à la cuisine. Pour les salaisons, le sel est différent et doit être acheté en plus du sel du devoir, or n'oublions pas qu'à cette époque la salaison est le seul moyen de conserver la viande.

Il était possible d'acheter le sel, sous contrôle, soit aux marchands sauniers des greniers à sel, soit à des regrattiers, petits revendeurs autorisés.

Je n'ai pas cru devoir ranger les activités de l'administrateur du grenier à sel dans la catégorie des métiers en rapport direct avec la mer. Ce personnage, en effet, était chargé de veiller au bon déroulement des opérations d'acquisition et de vente du sel fourni par les paludiers des marais salants, et d'en faire tenir une comptabilité exacte.

 

Administrateur de l'hôpital

 

Aide de camp

 

Aide-major dans la Garde Nationale

 

Allant et venant à Paris : l'intéressé effectue des voyages, non au Sénégal, ni en Amérique, mais plus simplement à Paris. Nous ne savons pas, là encore, ce qu'il va y faire, probablement du commerce.

 

Allant et venant depuis la peste a Dieppe et a Longueil : mention relevée dans un acte de mariage de janvier 1671, sans autre précision.

 

Amidonnier : artisan fabriquant de l'amidon. Il était interdit aux amidonniers, par leurs statuts, de vendre l'amidon en poudre.

 

Aplatisseur de corne : artisan qui fend la corne des bovins, puis l'aplatit à l'aide d'un fer chaud, afin de pouvoir l'utiliser dans la fabrication d'objets, des peignes par exemple.

 

Apothicaire

Les produits que vendaient les apothicaires au XIIIème siècle s'appelaient des épices. On peut donc considérer qu'à cette époque, les mots apotécaire et espicier étaient synonymes, et qu'ils s'appliquaient bien à des vendeurs de substance employées à la fois comme condiments et comme médicaments.

Les statuts de la Faculté, en 1350, placent sur la même ligne les chirurgiens et les chirurgiennes, les apothicaires et les apothicairesses, les herbiers et les herbières (qui vendaient des herbes médicinales). Ces trois métiers, restés indépendants de l'Université, pouvaient donc être exercés par des femmes.

Au mois d'août 1353, les épiciers-apothicaires reçoivent du roi des statuts très sages : Nul ne pourra entreprendre ce commerce s'il "ne sçait lire ses receptes ou s'il n'a entour luy personne qui le sache faire". Nul ne vendra "médecines venimeuses ou périlleuse". Tout apothicaire qui aura confectionné une "médecine de longue conservation inscrira sur le pot l'an et le mois de la confection". Tout apothicaire vendra "à loyal, juste et modéré prix". Chaque apothicaire devait posséder un livre intitulé "Antidotaire Nicolas", ou pharmacopée de Nicolas Myrepse, médecin grec du treizième siècle. Cet ouvrage restera le Codex officiel jusqu'en 1637.

Beaucoup d'apothicaires étalaient, paraît-il, une ignorance complète de leur métier. D'autres n'hésitaient pas à tromper le public en lui vendant des drogues vieillies qui avaient perdu toute leur vertu. Une ordonnance d'août 1484 constate qu'il était fort difficile de se procurer les épices les plus indispensables. Cette même ordonnance établit une distinction entre l'apothicaire, qui pouvait être également épicier, et l'épicier qui ne pouvait plus se dire apothicaire.

La malhonnêteté des apothicaires était proverbiale, non seulement ils vendaient comme bons des médicaments avariés, mais ils volaient leurs clients ; selon Noël du Fail ils "abusent le peuple et sa bourse, vendant vingt sols ce qui en vaut cinq".

Les apothicaires-épiciers et les marchands-épiciers demeurèrent réunis dans la même corporation et soumis aux mêmes statuts jusqu'à la Déclaration du 25 avril 1777, qui institua une corporation indépendante pour les apothicaires, corporation qui prit le titre de collège de pharmacie. Il fut dès lors interdit aux pharmaciens de pratiquer le commerce de l'épicerie.

 

Archer de la maréchaussée.

 

Armurier

 

Arquebusier : ce terme désigne aussi bien le soldat qui utilise l'arquebuse que celui qui fabrique cette arme.

 

Aubergiste

 

Aulneur : les aulneurs, ou auneurs, "mesuraient les draps et autres étoffes de laine lorsqu'ils en étaient requis soit par le marchand soit par l'acheteur"

 

Avocat ; Avocat au Parlement ; Avocat en la Cour ; Avocat fiscal.

 

Avoué

 

Badestamier : fabricant de bas et de bonnets en laine. En ancien français, le terme estame désignait la laine peignée, le tissu de laine ; le bas d'estame, oeuvre du badestamier, est donc un bas de laine.

 

Bailleur ou bailleul :"rebouteux, renoueur"

 

Bâtier : faiseur de bâts et de selles pour les ânes et les mulets

 

Batteur de plâtre : celui qui bat "la pierre à plâtre après qu'elle a été cuite au four"

 

Batteur en grange : celui qui bat le blé au fléau au milieu de la grange

 

Berger

 

Blanchisseur, blanchisseuse : certains blanchisseurs s'engageaient par contrat à blanchir tout le linge de corps et de maison des grandes familles

 

Blatier : marchand de blé

 

Boettier ou faiseur de boettes : le terme boîtier désigne parfois les serruriers travaillant le cuivre

 

Boisselier : fabricant de boisseaux et autres mesures en bois principalement utilisées pour mesurer les grains : muid, setier, hémine, minot, boisseau, picotin, litron.

Vers la fin du dix-huitième siècle, l'apprentissage durait six ans, et la communauté réunissait environ 70 maîtres, qui étaient dits officiellement boisseliers-lanterniers-souffletiers, criniers-faiseurs de sas et tamis. Leur privilège comprenait, en outre, la fabrication d'une foule d'objets de ménage, celle des caisses de tambour, et surtout celle de toutes les mesures en bois destinées aux grains. C'étaient :

le muid, qui représentait environ 18 hectolitres, et comprenait 12 setiers.

le setier, équivalant à environ 156 litres, se subdivait en :

2 mines ou hémines d'environ 78 litres ;

4 minots d'environ 39 litres ;

12 boisseaux, d'environ 13 litres ;

48 quarts ou picotins d'environ 3 litres ;

190 litrons d'environ 82 centilitres.

Le setier destiné à l'avoine contenait 24 boisseaux, celui qui était destiné au sel en contenait 16, et celui du charbon de bois 32.

Le minot variait dans les mêmes proportions.

Au quinzième siècle, les étalons du boisseau et de ses subdivisions étaient conservés à l'hôtel de ville.

 

Bonnetier, Bonnetière

 

Boucher, Bouchère

 

Boulanger

Les talemeliers firent peu à peu, à partir du quinzième siècle, place aux boulangers. Les talemeliers vendaient du pain fait de froment, de seigle, d'orge, d'avoine, de méteil et même de son. Le pain fait par les boulangers avait la forme d'une boule, ce qui pourrait expliquer le terme boulanger.

Au début, l'unité type du pain était la denrée ou pain d'un denier, d'où l'on fit le doubleau de deux deniers, et la demie d'un demi-denier ou obole. Le prix de ces pains ne variait pas ; mais, sur l'avis des jurés-talemeliers, on réduisait ou l'on augmentait leur dimension, suivant que le blé était plus ou moins cher. A compter de 1439 seulement, le pain fut vendu au poids, ce furent alors les prix qui varièrent...

Pendant longtemps, on appela pain de cuisson celui qui était cuit chez les bourgeois, par opposition au pain de boulanger.

Aux XIIIe et XIVe siècles, les statuts citent de nombreux pains : pain aliz, fait avec des restes de pâte ; pain ars ou eschaudé, pain trop cuit ; pain de brode, mélange de seigle et de gruau ; pain de chapitre, destiné aux chanoines de Notre-Dame ; pain coquillé, dont la croûte formait des boursouflures ; pain de Gentilly, pain au beurre ; pain de Melun, excellent ; pain meschevé, vendu à un prix inférieur au prix normal ; pain plat, pain blanc de un denier ; pain de pote, pain de luxe dont le boulanger fixait le prix à sa guise ; pain raté, pain entamé par les rats ou les souris, pain reboutis, pain défectueux, dont la vente était interdite ; pain de tranchoirs, on "appelait tranchoirs d'épais morceaux de pain bis, ayant la forme ronde, et qui tenaient lieu d'assiettes. Ils furent en usage jusqu'au début du dix-septième siècle. On disait aussi pain tailloir.

Après le XIVe siècle, d'autres pains sont cités, parmi lesquels : pain artichaut, pain à plusieurs cornes ; pain ballé, pain grosier contenant la balle, enveloppe du grain ; pain de bouche, légèrement salé ; pain de brasse, destiné aaux domestiques ; pain chaland, très blanc et très bien fait ; pain chapelé, dont on a gratté la grosse croûte ; pain de citrouille, qui contenait un peu de citrouille cuite ; pain de deux-couleurs, formé alternativement d'une couche de froment et d'une couche de seigle ; pain de festin, pâte légère contenant du lait et dorée à l'oeuf ; pain mollet, petit pain de luxe, qui changea souvent de forme et de composition ; pain de munition, pain destiné aux troupes. "A la fin du dix-huitième siècle, chaque homme en recevait par jour une livre et demie" ; pain d'orge, pain grossier appelé également pain de disette ; pain rousset, pain de méteil ; pain du Saint-Esprit, pain que "l'on donnait en aumône aux pauvres dans la semaine de la Pentecôte" ; pain tortillé, ainsi nommé à cause de sa forme.

"Il fallait pour passer maître avoir vingt-deux ans accomplis, professer la religion catholique, présenter un certificat de bonne vie et moeurs, n'être atteint d'aucun mal dangereux qui se puisse communiquer, avoit fait trois années d'apprentissage, trois années de compagnonnage, et avoir parfait le chef-d'oeuvre, qui consistait à convertir en diverses sortes de pâtes et de pains trois septiers de farine (environ 156 litres).

Chaque pain devait porter la marque du maître chez qui il avait été confectionné."

 

Bourrelier

 

Boutonnier, Boutonnière

 

Bouvier, bouvière : le bouvier prend soin des boeufs et des vaches, il châtre les taureaux et dresse les boeufs à subir le joug.

 

Brasseur

 

Brigadier de la maréchaussée

 

Briquettier : celui qui fabrique et/ou vend des briques.

 

Brossier : faiseur de brosses, fort diverses selon leur destination.

 

Brouettier, brouettière, brouetteur.

Sans aucun doute celui, ou celle, qui assure des transports de marchandises ou de matériaux à l'aide d'une brouette : "Dans les tourbières, les brouetteurs recevaient la tourbe enlevée par les bêcheurs, et la transportaient sur l'aire." Le terme brouette peut revêtir un autre sens : "La brouette, roulette, chaise roulante, chaise volante ou vinaigrette n'est guère que l'ancienne chaise à porteur montée sur deux roues et munie de deux brancards entre lesquels se place le brouetteur, dit aussi bricolier, tireur, traîneur ou conducteur de brouette."

 

Bûcheron

 

Cabaretier : le cabaretier vendait, au détail, du vin à assiette ; c'est-à-dire qu'il avait le droit de garnir la table d'une nappe et d'assiettes et de servir, avec le vin, des nourritures solides telles que rôtis et ragoûts, entre autres.

Ceci le différenciait du tavernier qui ne pouvait vendre que du vin à pot, autrement dit du vin exclusivement. Cependant, à compter du XVIIIe siècle, les taverniers furent autorisés à servir des rôtis achetés chez les rôtisseurs ou les charcutiers.

 

Cafetier : débitant de café, soit liquide, soit en grains, puis de vins sucrés, d'eau-de-vie, de liqueurs...

Dès 1643, un commerçant originaire du Moyen-Orient tenta, sans succès, de vendre du café à Paris. Un Arménien installa, en 1672, un café à la Foire Saint-Germain, qu'il transporta peu après sur le quai de l'Ecole (actuellement quai du Louvre). "Le premier (café) qui ait été décoré avec un certain luxe fut créé vers 1702 par un palermitain nommé Francesco Procopio dei Coltelli. Il francisa son nom, devint François Procope, et créa dans la rue des Fossés-Saint-Germain, en face du Théâtre Français, un café qui existe encore." Les tenanciers de ces établissements furent généralement désignés sous le nom de limonadiers.

 

Cagier : fabricant et/ou vendeur de cages.

 

Canonnier : soldat spécialisé dans le maniement du canon ou, parfois, fondeur de canons.

 

Canonnier invalide

 

Capitaine de grenadiers

 

Capitaine des Fermes du Roi : "L'affermage des revenus du roi fut une pratique ordinaire de l'ancien régime, qui préférait ne pas se charger de la difficulté de certaines perceptions, et qui, surtout, aux prises avec d'impérieux besoins d'argent, aimait à avoir des recettes nettes, certaines et au besoin faciles à anticiper."

 

Capitaine d'infanterie ; Capitaine du Régiment de Gâtinois ; Capitaine d'une compagnie

 

Caporal ; Caporal grenadier

 

Cardeur ; Cardeur de laine

 

Carreleur : Ce titre a appartenu aux paveurs, aux potiers de terre et aux marbriers. Chacune de ces corporations posait les carreaux dont elle avait la spécialité ...

 

Cartier : faiseur de cartes à jouer, dont la profession est régie par des statuts publiés en octobre 1594. "A la fin du dix-septième siècle, le centre de la fabrication des cartes à jouer était la ville de Rouen, qui en fournissait toute l'Europe et même l'Amérique."

 

Cavalier ; Cavalier de la maréchaussée

 

Chandelier, chandelière et cirier : on distinguait deux catégories de chandeliers, les chandeliers à suif et les chandeliers ciriers. Les premiers utilisaient le suif pour faire des chandelles à mèche de coton ; et les seconds, que l'on nommait aussi tout simplement ciriers, fabriquaient avec la cire comme matière première des cierges, des torches et des bougies. Le nom bougie vient de Bougie, ville d'Algérie, d'où provenait la cire. Les ciriers "modelaient les effigies de cire que l'on plaçait sur le cercueil des rois et aussi les figures destinées aux envoûtements."

 

Chapelier, chapelière

 

Charbonnier, charbonnière

 

Charcutier, charcutière, chaircuitier : il ne pouvait vendre, à l'origine, que de la viande cuite mais il obtint le droit, à partir de 1705, de vendre également de la viande de porc crue

 

Chargeur ; Chargeur de la ville

 

Charpentier de maison (opposé à charpentier de navire).

 

Charretier

 

Charron

 

Chaudronnier ou dinandiers

 

Chaussetier : faiseur de chausses.

 

Chirurgien

Jusqu'au milieu du dix-septième siècle, le fait de se livrer à un travail manuel quelconque constituait une marque de servage et parquait impitoyablement son auteur dans la classe ouvrière. Ainsi, les merciers, qui vendaient de tout et ne fabriquaient rien, , occupaient dans la hiérarchie sociale une place bien supérieure à celle des chirurgiens. Ces derniers, formant avec les barbiers une seule et même corporation, furent, pendant plusieurs siècles, mis au rang des artisans, des manoeuvres... En plein dix-huitième siècle si un chirurgien, honteux de son humble position, voulait obtenir la licence en médecine, il était tenu de s'engager, par acte dressé devant notaires, à ne plus faire aucune opération ; car, disent les statuts de la Faculté, il convient de garder pure et intacte la dignité de l'ordre des médecins.

Les statuts insistent sur la défense de donner des soins en secret aux criminels, aux meurtriers et larrons... Après un premier appareil posé ou un premier pansement fait, le chirurgien était tenu d'avertir le prévôt...

Les chirurgiens se distinguaient des barbiers par l'aspect de leurs boutiques ; celles des barbiers étaient "peintes en bleu, fermées de chassis à grands carreaux de verre", et pour marquer leur profession ils devaient mettre à leurs enseignes des bassins blancs, tandis que ceux des chirurgiens étaient jaunes.

La Déclaration royale du 23 avril 1743 reconnaît aux chirurgiens la qualité de membres de l'Université et stipule qu'ils doivent exercer leur profession "sans mélange d'aucun art non libéral, commerce ou profession étrangère audit art... ils étaient déclarés les égaux des médecins, aussi bien dans le domaine de la science que dans les relations sociales".

 

Cirier (cf chandelier)

 

Claincailler : quincailler.

 

Clatallier : peut-être quincailler ?

 

Cloutier : fabricant de clous.

 

Cocher

 

Coiffeur pour dames ou coiffeur de femmes.

Les dames de qualité, pour la plupart, étaient coiffées par leurs femmes de chambre. Au XVIIe siècle, les premiers coiffeurs pour dames firent leur apparition, sans que les barbiers-chirurgiens protestent. Par contre, la corporation des barbiers-perruquiers, constatant que les coiffeurs de femmes vendaient des chignons postiches à leurs clientes, leur intenta un procès car les barbiers-perruquiers avaient seuls le droit de vendre des cheveux. A la fin du XVIIIe siècle, une "élégante devait avoir alors sur le crâne un échafaudage de chiffons et de cheveux qui égalât au moins le tiers de sa taille, et il entrait dans cet édifice tant de fil de fer qu'on était en droit de demander à une dame quel était le serrurier qui l'avait coiffée... Faute de mieux et à bout d'imagination, on s'empara des événements du jour et on les figura en cheveux sur la tête des élégantes... En 1778, après le célèbre combat livré aux Anglais par la Belle-Poule, les femmes surmontèrent leurs cheveux d'une frégate, avec sa mâture, ses voiles, ses agrès, ses canons, ses pavillons, et cette coiffure prit le nom du glorieux bâtiment qu'elle représentait."

 

Coiffeuse

 

Collecteur des tailles

 

Commis

 

Commis à la recette des tailles

 

Commis à la romaine ou commis au bureau de la romaine.

La romaine est une "balance formée d'un fléau à bras inégaux, dont le plus court porte un crochet où l'on suspend l'objet à peser, et dont le plus grand, gradué, supporte une masse pesante que l'on déplace jusqu'à ce que l'équilibre soit établi." (Le Petit Robert). Le commis au bureau de la romaine était vraisemblablement chargé d'effectuer les pesées. La romaine, encore utilisée aujourd'hui sur les petits marchés provençaux, était autrefois "de grand usage dans les Foires et villes de commerce pour peser tout ce qui est en grand volume, jusqu'à des charretées de foin ou de bled, et l'on y pèse jusqu'à deux mille livres à la fois."

 

Commis au bureau des franchises

 

Commis au bureau des recettes du tabac

 

Commis au greffe

 

Commis au greffe des insinuations : l'insinuation correspondait à peu près à l'enregistrement actuel.

 

Commis aux chantiers

 

Commis aux Fermes du Roi : "L'affermage des revenus du roi fut une pratique ordinaire de l'ancien régime, qui préférait ne pas se charger de la difficulté de certaines perceptions, et qui, surtout, aux prises avec d'impérieux besoins d'argent, aimait à avoir des recettes nettes, certaines et au besoin faciles à anticiper."

 

Commis de l'Amirauté de Dieppe

 

Commis des jauges : de quelles jauges s'agit-il : eau, eau-de-vie, futailles, plâtre... ?

 

Commis d'expédition des tabacs

 

Commissaire de l'artillerie

 

Commissaire receveur des consignations et des saisies

 

Compagnon brasseur

 

Compagnon carreleur

 

Compagnon cordonnier

 

Compagnon menuisier

 

Compagnon orfèvre

 

Compagnon sculpteur en ivoire

 

Compagnon tailleur

 

Conducteur de diligence : postillon.

 

Conseiller ; Conseiller du Roy : titre sans fonction réelle et purement honorifique. Titre que prenaient les notaires royaux

 

Contrôleur à la romaine

 

Contrôleur de la marque d'or et d'argent : "On met une marque sur la vaisselle d'or et d'argent, tant du poinçon du Maîstre qui l'a faite, que du poinçon de la ville ou communauté, pour en marquer le titre et la bonté".

 

Contrôleur des actes : il s'agit du contrôle des actes de notaires, ces offices créés en 1693, après avoir été supprimés puis rétablis, furent définitivement supprimés en 1791

 

Contrôleur des tailles -Contrôleur du greffe de la Vicomté d'Arques

 

Contrôleur des vingtièmes : impôt, en principe d'un montant égal au vingtième des revenus, qui remplaça en 1749 l'impôt du dixième, en place depuis 1710.

 

Cordonnier ; cordonnière

 

Corroyeur

 

Courrier ou coureur ou chevaucheur : celui qui portait, en poste, les plis, les dépêches...

 

Courtier : "Fonctionnaires publics assermentés qui servaient d'intermédiaires entre les vendeurs et les acheteurs ... L'intervention des courtiers n'était jamais obligatoire".

 

Coutelier : à l'origine ils se subdivisaient en fèvres-couteliers ou faiseur de lames et couteliers faiseurs de manches.

 

Couturière et couturière en robes : les couturières, ouvrières des tailleurs d'habits seuls autorisés à confectionner des vêtements pour hommes et pour femmes, commencèrent à habiller les femmes malgré l'opposition violente des tailleurs. A partir de 1675, Louis XIV accorda aux couturières en robes des statuts. Cette nouvelle corporation laissait cependant aux tailleurs la faculté de continuer à habiller les femmes aussi bien que les hommes.

 

Couvreur en ardoises

 

Couvreur en chaume

 

Couvreur en tuiles

 

Cuisinier, Cuisinière

 

Débitante de tabac

 

Déchargeur

 

Dentellière

 

Dévalleur ou dévalleur de boissons : transporteur de produits liquides ; parfois la spécialité est précisée : dévalleur de cidre

 

Directeur de la messagerie ou des postes

 

Directeur des aides

 

Docteur en médecine

 

Doleur de cercles : faiseur de cercles pour les tonneaux, à l'aide de la doloire (sorte de hache).

 

Domestique

 

Doreur : les doreurs pouvaient être doreurs sur cuir, ou sur fer, ou sur acier, ou doreurs de livres qui donnèrent naissance aux relieurs-doreurs.

 

Drapier

 

Drapier-drapant : "Titre que prenaient les fabricants de draps pour se distinguer des marchands drapiers."

 

Droguiste : "Ils appartenaient à la corporation des épiciers." Les droguistes vendaient donc des produits très divers, comme l'huile, le fromage, les fruits secs... et des poisons comme l'arsenic, ou encore de la pharmacopée comme les laxatifs, les lénitifs...

 

Ecoucheur : en cauchois le terme écoucheur désignait le teilleur de lin, c'est-à -dire l'ouvrier qui débarrassait la tige de lin de sa teille, ou écorce, afin de dégager les fibres textiles.

 

Ecrivain ou écrivain public

 

Emouleur : rémouleur.

 

Employé : commis.

 

Employé au bureau du tabac

 

Employé aux chantiers

 

Employé dans les Fermes du roy

 

Encordeur de bois : mesureur, ou mouleur, de bois

 

Entrepreneur des ouvrages du Roy

 

Entrepreneur d'ouvrages en maçonnerie

 

Entrepreneur terrassier

 

Eperonnier : fabricant d'éperons.

 

Epicier : "Jusqu'à la Déclaration du 25 avril 1777, l'histoire des épiciers se confond avec celle des apothicaires."

 

Escrivant au greffe

 

Espinguier ou espiglier : fabricant d'épingles

 

Estainnier : potier d'étain.

 

Etalonnier ou étalonneur : devait "adjuster sur les estalons de cuyvre qui sont à l'Hostel de ville" les mesures utilisées par les marchands dans le commerce du sel et des grains, puis poinçonner celles qui étaient en bon état et signaler les autres.

 

Etudiant aux Ponts et Chaussées

 

Fabricant de coton : il s'agit vraisemblablement d'un artisan utilisant le coton pour tisser des toiles.

 

Fabricant de toiles

 

Facteur : terme imprécis, celui qui fabrique quelque chose ... ?

 

Facteur et factrice de la diligence

 

Faïencier

 

Faiseur de bas et faiseuse de bas

 

Faiseur de boetes (cauchois : boîte)

 

Faiseur de bois à galoches

 

Faiseur de brosses (cf brossier)

 

Faiseur de chaises : s'agit-il de chaises, sièges sur lesquels on s'assied, ou de chaises à porteur ?

 

Faiseur de charnières

 

Faiseur de douvelles : probablement fabricant de petites douves pour les tonneaux.

 

Faiseur de pipes

 

Faiseur de ros : le ros, en cauchois, est le peigne du métier à tisser. Le faiseur de ros était souvent nommé rosier.

 

Faiseuse de matelas

 

Fardeur en laine : le fardeur est celui "qui farde et deguise quelque marchandise" ; le fardeur en laine donnait-il un autre aspect au tissu de laine afin de le faire paraître plus beau, de meilleure qualité ?

 

Femme de chambre : femme attachée au service d'une dame.

 

Fendeur de bois : scieur de bois.

 

Ferblantier

 

Fifre à la milice

 

Fileur de tabac ou torqueur : le torquage "consistait à filer le tabac au moyen d'un rouet, et à lui donner la forme d'une grosse corde. Celle-ci était soit rapée, soit mâchée" .

 

Fileuse

 

Fileuse de coton : métier qui se développa vers le milieu du XVème siècle quand on commença à cultiver le coton en France, en particulier dans le Var.

 

Fille de chambre : celle qui sert des dames à la chambre ou qui les suit.

 

Fondeur : on appelait fondeur, ou mouleur, celui qui fabriquait certains objets en métal, entre autres les boucles, les anneaux, les ardillons, les croix d'église, les ciboires, les encensoirs...

 

Fondeur en cuivre

 

Fontainier : le fontainier "fait la recherche des eaux, les jauge pour en connoître la quantité, les amasse dans des pierrées pour les conduire dans un regard de prise ou dans un réservoir. Il sait relever leur pente et les conduire au lieu destiné, il connoît la force et la vitesse des eaux jaillissantes, les calcule pour en savoir la dépense....

 

Forgeron

 

Fossoyeur

 

Fourrier du régiment

 

Fripier, fripière

 

Fruitier, fruitière : vendeur de fruits, généralement ambulant.

 

Galochier

 

Garçon boulanger

 

Garçon brasseur

 

Garçon chapelier

 

Garçon cloutier

 

Garçon cordonnier

 

Garçon de boutique

 

Garçon de maison

 

Garçon d'écurie

 

Garçon épicier

 

Garçon fontainier

 

Garçon horloger

 

Garçon lattier (cf lattier)

 

Garçon limonadier

 

Garçon maréchal

 

Garçon meunier

 

Garçon pignere (cf pignere)

 

Garçon sculpteur

 

Garçon tourneur

 

Garde de l'artillerie

 

Garde des Eaux et Forêts

 

Garde du corps du roi

 

Garde-bois : garde-champêtre.

 

Gouvernante : "femme ou servante qui a soin d'un ménage, d'un homme veuf" , d'un célibataire ou d'une jeune fille.

 

Grainetier (cf grenetier)

 

Gratteur de boettes (boîtes)

 

Greffier

 

Greffier au bailliage

 

Greffier de la maréchaussée

 

Greffier de l'hôtel de ville

 

Greffier des Eaux et Forêts

 

Grenadier

 

Grenetier : ce terme désigne deux métiers différents, soit officier du grenier à sel, soit marchand de grains (blé...).

 

Grossier : sans indication complémentaire, le grossier est un commerçant en gros ; quelquefois le commerce est précisé, par exemple grossier mercier ou grossier épicier. Mais le vocable grossier prenait un autre sens lorsqu'il était employé dans le cadre d'un corps de métier ; dans ce cas grossier associé à un nom de métier particulier s'appliquait à l'ouvrier chargé des travaux les plus durs ou les moins délicats, ainsi le chaudronnier-grossier fabriquait principalement des ustensiles et non pas des oeuvres artistiques comme les meilleurs compagnons chaudronniers.

 

Gruyer : officier subalterne siégeant dans une gruerie, juridiction inférieure qui prononçait en première instance sur les délits forestiers.

 

Herbager : ou emboucheur, éleveur de bétail pour la boucherie

 

Herbière : marchande d'herbes

 

Homme de chambre : valet de chambre.

 

Homme de plume : écrivain ou employé dans un bureau ?

 

Horloger

 

Hostier, hostière : terme ambigu qui peut aussi bien désigner le concierge, ou celui qui porte la hotte. Ce dernier transportait dans sa hotte divers objets ou différentes marchandises dans les halles et les marchés

 

Hôtelier ou hostelier : tenancier d'un hôtel

 

Huissier : désigne soit le fabricant d'huis ou de portes, soit celui qui garde la porte des chambres où se rend la justice, ou du Parlement, et qui exécute les ordres.

 

Huissier audiencier

 

Huissier de police

 

Huissier des tailles

 

Huissier du roi

 

Inspecteur de la manufacture de tabac du Havre

 

Interprète des langues étrangères (sic) : quelles langues étrangères ?

 

Invalide

 

Ivoirier, ivoitrière : sculpteur en ivoire.

 

Jardinier, jardinière

 

Jaugeur dans les Fermes du roi

 

Jaugeur des octrois

 

Joueur de violon

 

Journalier, journalière

 

Laboureur, laboureuse

 

Laitière : marchande de lait de vache, de chèvre ou d'ânesse.

 

Lattier ou layetier : fabricants de layettes.

On appelait ainsi les coffres de dimensions restreintes et faits de planches minces... les boîtes ou étuis à chapeaux, les boîtes à perruque... les trémies à grains pour les oiseaux, les souricières, les cages à écureuils et à perroquets, les crachoirs, les boîtes à archives, les cercueils, les étuis pour instruments...

 

Lessivière : "Femme de journée qui fait la lessive" .

 

Libraire

 

Lieutenant

 

Lieutenant de M. le Vicomte d'Arques

 

Lieutenant des Fermes du roi

 

Lieutenant invalide

 

Limier : vraisemblablement fabricant de limes.

 

Limonadier : marchand de limonade, d'eau-de-vie, de liqueurs et de vins (cf cafetier)

 

Lingère

 

Loueur de chevaux à la messagerie

 

Lunetier ou opticien

 

Maçon

 

Maître de danse ou "à danser"

 

Maître de musique

 

Maître de poste : "Seront tenus lesdits maîtres de monter sans retardement et conduire en personne tous et chacun des courriers et personnes envoyés de la part du Roy... Porteront aussi toutes les dépêches et lettres de Sa Majesté..."

 

Maître d'école, maîtresse d'école

 

Maître des Eaux et Forêts

 

Maîtresse serrurière

 

Manoeuvre

 

Manoeuvre de maçon

 

Manouvrier et manouvrière : homme, ou femme, de peine

 

Marchand

 

Marchand apothicaire

 

Marchand bonnetier

 

Marchand bourgeois

 

Marchand boutonnier

 

Marchand brasseur

 

Marchand brasseur en bière

 

Marchand cafetier : cf cafetier.

 

Marchand chandelier et marchande chandelière

 

Marchand chapelier

 

Marchand cloutier

 

Marchand colporteur

 

Marchand cordonnier

 

Marchand corroyeur

 

Marchand de bois

 

Marchand de chevaux

 

Marchand de lin

 

Marchand de moutons

 

Marchand de tabac

 

Marchand de toiles

 

Marchand de verre et de bouteilles

 

Marchand drapier

 

Marchand ébéniste

 

Marchand épicier

 

Marchand fabricant de bas

 

Marchand faïencier

 

Marchand forain et marchande foraine

 

Marchand fripier et marchande fripière

 

Marchand ivoirier et marchande d'ivoire

 

Marchand laboureur : il peut éventuellement s'agir d'un tonnelier ; on nommait parfois labourage le déchargement des tonneaux de vin, de cidre... d'un bateau

 

Marchand lanternier : ferblantier

 

Marchand mercier et Marchande mercière : les merciers "avaient le droit de vendre toute espèce d'objets et de produits, quelles que fussent leur nature et leur provenance... Les boutiques des merciers offrent donc l'aspect de véritables bazars." Mais toute fabrication était interdite aux merciers.

 

Marchand négociant

 

Marchand parfumeur

 

Marchand pâtissier

 

Marchand peignier : marchand de peignes.

 

Marchand pelletier

 

Marchand perruquier

 

Marchand sellier : fabricant de selles, harnais, bâts, caparaçons ....

 

Marchand tabletier : celui qui est autorisé à "fabriquer et vendre , à l'exclusion de tous autres, toutes sortes de jeux de trictracs, damiers, échets, solitaire, trou-madame, quadrilles, et toutes sortes de dez d'ivoire, à faire, parfaire, garnir et enjoliver lesdits jeux de toutes formes et modeles"

 

Marchand teinturier

 

Marchand tonnelier

 

Marchande de dentelles

 

Marchande de modes ou modeuse : selon l'Académie française, en 1815, le terme modes au pluriel signifie : les ajustements, les parures à la mode. La modiste était probablement aussi une marchande de modes

 

Maréchal

 

Maréchal blanchoeuvre : de même que le forgeron blanchoeuvre ou le taillandier en oeuvres blanches, le maréchal blanchoeuvre fabriquait des outils tranchants et coupants, alors que le maréchal grossier, nommé également maréchal en oeuvres noires, forgeait des houes, des fourches...

 

Maréchal ferrant

 

Maréchal taillandier

 

Maréchaussée

 

Maronnier, marronnier : sans autre précision, ce terme prête à confusion. En effet, le maronnier peut être ausssi bien un marinier qu'un marchand de bois de charpente, ce dernier connu également sous le nom de merrenier, le merrain étant le bois destiné à la construction ou à la tonnellerie.

 

Matelassier et matelassière

 

Médecin

 

Mégissier

 

Mendiant

 

Menuisier

 

Mercier et mercière. Selon les régions, on les nommait aussi mercelots ou mercerots, ou encore merciers à tablette, faisant ainsi allusion à la tablette portative qu'ils utilisaient pour exposer leur marchandise.

 

Mercier grossier (cf grossier)

 

Mestier de laine ?

 

Mesureur

 

Mesureur de blé

 

Meunier et Meunière

 

Modiste (au masculin : maudist), cf marchande de modes.

 

Mouleur de boettes (boettes : boîte)

 

Moulinier : ce terme peut désigner l'ouvrier employé au moulinage de la soie, ou le foulon ou encore le meunier

 

Mousquetaire du roi

 

Musicien

 

Négociant et Négociante

 

Notaire royal

 

Officier dans les Fermes du Roy

 

 Officier de cavalerie (ancien)

 

Officier d'infanterie

 

Orfèvre

 

Ouvrier à la manufacture de tabac

 

Ouvrier à l'hôpital

 

Ouvrier en bas

 

Ouvrier en boutons

 

Ouvrier en brosses

 

Ouvrier en charnières

 

Ouvrier en corne

 

Ouvrier en haims

 

Ouvrier en lunettes

 

Ouvrier en tabatières

 

Ouvrier imprimeur

 

Ouvrier orfèvre

 

Ouvrière

 

Ouvrière à la manufacture de tabac

 

Ouvrière en peinture

 

Padovier : faiseur de padove, ruban fait avec de la bourre de soie.

 

Panetier et panetière : qui a la charge du pain.

 

Papiresse ?

 

Parementier ou passementier : celui qui fait les parements des habits, les passements de dentelles, de boutons, de galons, toutes sortes de bourses nouées, de cordons et cordonnets, de bouquets, guirlandes et éventails... Parfois le terme parementier désigne le tailleur d'habits.

 

Parfumeur

 

Parquier : peut-être celui qui fabrique les parquets ?

 

Patenôtrier : artisan qui fabrique des chapelets

 

Pâtissier et pâtissière

 

Pauvre

 

Peintre

 

Peltier

 

Pensionné du roi

 

Perceur

 

Perceur de bois

 

Perruquier et Perruquière

 

Peseur au tabac

 

Pétunier : pétuner signifie, en ancien français, « priser ou fumer du tabac ». Quelle était donc l'activité professionnelle du pétunier ?

 

Pignere ou pigneur : celui qui peigne, qui carde la laine, le chanvre, le lin...

 

Pignier : fabricant de peignes.

 

Pilleur : ouvrier qui pile et réduit en poudre diverses matières.

 

Pipier : fabricant de pipes ?

 

Pitonnier ou pilonnier ?

 

Plateur ?

 

Plâtrier

 

Plieur de cercles : plieur de cerceaux pour les tonneaux

 

Pompier

 

Porte-balle : "Petits merciers qui courent la campagne et qui portent sur leur dos une balle ou une caisse légère remplie de menue mercerie qu'ils débitent dans les villages. Il y en a qui ne vendent que des toiles et d'autres de petits bijoux." Selon les régions, on les nommait aussi mercelots ou mercerots, ou encore merciers à tablette, faisant ainsi allusion à la tablette portative qu'ils utilisaient pour exposer leur marchandise.

 

Porte-drapeau

 

Porte-étendard des Gardes du corps du roi

 

Portefaix

 

Porte-sac ou crocheteur : "Gagne-deniers qui portaient, sur des crochets, toute espèce de fardeaux"

 

Porteuse de sacs

 

Portier de la ville

 

Postillon : le postillon conduit les deux chevaux de tête et prend soin de l'attelage, c'est-à-dire panser, nourrir, faire la litière, vérifier l'état des fers...

 

Potier et potière

 

Pouchetier : faiseur de poches ou bourses.

 

Poulailler ou poullayer : marchand de volailles, de gibier à plumes, de lapins, d'oeufs, de fromages...

 

Praticien : procureur judiciaire.

 

Procureur : mandataire, représentant d'un plaideur lors d'un procès.

 

Procureur de la prévôté

 

Procureur du roi

 

Procureur syndic

 

Raccommodeuse de dentelles

 

Racleur de tabac

 

Raffineur de sucre ou affineur. L'affinage est l'action "par laquelle on épure, on rend plus fin et plus pur, plus net, ou meilleur. Il y a beaucoup de déchet dans l'affinage du sucre pour le rendre blanc"

 

Ramoneur

 

Rapeur de tabac

 

Ravaudeuse

 

Receveur

 

Receveur des droits de Mgr l'Archevêque

 

Receveur des gabelles

 

Receveur des grandes entrées

 

Receveur des tailles

 

Receveur du bureau général du tabac

 

Rémouleur

 

Repasseuse

 

Revendeur

 

Revendeuse : sans doute revendeuse à la toilette qui "va le matin à la toilette des dames, afin de leur faire voir les marchandises qu'elle a à vendre, comme les nippes et les bijoux dont on veut se défaire, quelquefois aussi des marchandises de contrebande qu'elle vend pour son compte ou pour celui d'autrui"

 

Roquilleur : ou roquier, tailleur de pierres, carrier ?

 

Rosier ou faiseur de ros : le ros, en cauchois, est le peigne du métier à tisser, que fabriquait le rosier.

 

Rouleur de tabac : ouvrier qui forme les "rôles, pelotons où le boudin de tabac est roulé plusieurs fois sur lui-même"

 

Roulier : celui qui transporte "par terre les marchandises d'un lieu à un autre sur des charriots, charrettes, fourgons et autres voitures roulantes"

 

Routier : "Fonctionnaires des eaux et forêts qui paraissent avoir eu des attributions à peu près semblables à celles des traversiers" Les traversiers étaient des "Sergents ou gardes à cheval des forêts chargés de la surveillance des bois soumis à la redevance ...au profit du roi."

 

Rubannier : fabricant de rubans.

 

Sabotier

 

Savetier : les savetiers raccommodaient "les vieilles chaussures, y mettaient des pièces, réparaient les semelles et les empeignes"

 

Scieur de long

 

Sculpteur

 

Sculpteur en ivoire

 

Sellier (cf marchand sellier)

 

Sergent au bailliage : huissier chargé de signifier les procédures, de percevoir les amendes ...

 

Sergent audit lieu

 

Sergent canonnier

 

Sergent de police

 

Sergent invalide

 

Sergent royal

 

Serrurier, serrurière : dès le XIIIème siècle, ils étaient divisés en deux catégories : serruriers de fer, fabriquant des serrures ordinaires, et serruriers de cuivre, fabriquant des serrures fines

 

Servante ou servante bourgeoise ou bonne à tout faire ; on distinguait aussi les servantes de château, d'auberge et de cuisine

 

Servants

 

Serviteur : domestique, ou bien dans les raffineries de sucre les "ouvriers loués à l'année, qui sont sous les ordres du contre-maître, et doivent lui obéir sans réplique. Il faut que ce soient des hommes fort robustes pour supporter les grandes fatigues d'une raffinerie. C'est pour cela qu'on les nourrit sans leur épargner ni pain, ni vin, ni bonne chère"

 

Siamoisier : fabricant de siamoise, étoffe de soie et coton mêlés -Soldat

 

Soldat des Gardes Françaises : régiment de la maison militaire du roi

 

Soldat invalide

 

Soldat-chirurgien

 

Soldat-tambour

 

Sous-lieutenant de la milice bourgeoise

 

Sucrier : (cf raffineur de sucre).

 

Tabellion royal

 

Tabletier

"Au treizième siècle, les tabletiers fabriquaient seulement les tablettes destinées à l'écriture. C'étaient de petits carnets composés de feuilles minces en corne, en ardoise, en bois dur, en os, en argent ou en ivoire, qui étaient enduites de cire verte, rouge ou noire sur laquelle on traçait des lettres ou des traits au moyen d'un style. Celui-ci, formé des mêmes matières, était pointu d'un bout et aplati de l'autre ; le premier servait à tracer les caractères, le second à les effacer et à redonner à la cire une surface unie."

Dès le XIVème siècle, les tabletiers s'associèrent avec des peigniers et des deiciers (fabricant de dés à jouer). En 1578, ils obtinrent l'autorisation de fabriquer des bâtons d'éventails, des tables à jeux de toutes sortes, de "découper, tailler, scuplter, cizeler et travailler l'yvoire de toutes formes et modes", et de faire des fausses dents en ivoire. Les statuts de 1741 autorise les tabletiers "à fabriquer et vendre, à l'exclusion de tous autres, toutes sortes de jeux de trictracs, damiers, échets, solitaires, trou-madame, quadrilles (jeu de cartes), et toutes sortes de dez d'yvoire, à faire, parfaire, garnir et enjoliver lesdits jeux de toutes formes et modèles". De plus, les tabletiers "mouleront de tous contours l'écaille, tourneront de toutes façons ou modes, monteront, garniront et enjoliveront les croix, christs, tabatières, chandeliers, étuis, cannes, lorgnettes, becs de corbin, crochets, pieds de roy, aunes ou mesures brisées".

 

Taillandier, taillandière : "Artisan qui fait des instruments et outils tranchants, qui aiguise de gros ferrements sur la meule"

 

Tailleur de pierres

 

Tailleurs d'habits

"Au treizième siècle, nos couturières et nos tailleurs étaient représentés par plusieurs corps d'état, et chacun d'eux tirait son nom du vêtement dont il avait la spécialité :

1° Les doubletiers, faiseurs de doublets. On nommait doublet une sorte de longue camisole, commune aux deux sexes et qui recouvrait la chemise.

2° Les hoquetonniers ou auquetonniers, faiseurs de hoquetons. Le hoqueton, piqué et rembourré de ouate, était porté par les hommes d'arme sous la cotte de mailles.

3° Les giponiers, faiseurs de gipons. Le gipon, sorte de tunique ajustée sur le torse, donna naissance au mot jupon qui désigna, jusqu'à la fin du XVIIème siècle, un vêtement du torse dans le costume masculin.

4° Les braaliers de fil, faiseurs de braies, sorte de culottes. Les braies se fixaient sur les hanches au moyen d'un cordon à coulisse appelé braiel, braier ou brayer. Les braies, vêtement esentiellement masculin, passaient pour l'attribut de la virilité.

5° Les pourpointiers, faiseurs de pourpoints. Le pourpoint était une sorte de justaucorps qui serrait le buste et se laçait par devant. Tout vêtement devait porter, au collet, la marque spéciale du pourpointier qui l'avait confectionné.

6° Les chaussetiers, faiseurs de chausses. Au moyen âge, le mot chausses désigne toujours la partie du costume qui enveloppait les jambes. Les chausses s'attachaient avec des jarretières.

7° Les tailleurs de robes, faiseurs de robes et autres vêtements à l'usage des deux sexes.

8° Les pelletiers, ou fourreurs. Les fourreurs employaient surtout les peaux d'agneau, de chat, de renard, de lièvre, de lapin, d'écureuil, d'hermine, de loutre, de belettes, de petit-gris, de martre-zibeline et de loir. On peut y ajouter le chien, le loup, le daim, la chèvre et le chevreau, la genete, le blaireau, la fouine et le mouton.

9° Les couturiers, couseurs de vêtements.

10° Les fripiers, revendeurs de vêtements ayant déjà été portés.

11° Les rafreschisseurs ou raccommodeurs.

L'étoffe était presque toujours fournie au tailleur par le client, aussi le tailleur qui manquait la coupe d'un vêtement devait-il indemniser celui-ci. En outre, comme par sa maladresse, il avait compromis la réputation de la communauté, il était tenu de payer une amende de cinq sous, dont trois allaient au roi et deux aux jurés. La coupe alors s'appelait taille, d'où est venu le nom de tailleur.

Jusqu'en 1675, année où fut créée la corporation des couturières, les tailleurs possédèrent seuls le privilège d'habiller les hommes et les femmes. A partir de ce moment, les couturières purent confectionner tous les vêtements féminins, à l'exception de la robe, ou vêtement de dessus, qui demeura le monopole des tailleurs. Il leur était interdit de confectionner aucun vêtement d'homme, mais elles avaient le droit d'habiller les garçons qui n'avaient pas dépassé huit ans.

L'article 1 des statuts des couturières, du 30 mars 1675, stipule que "Les maîtresses couturières auront la faculté de faire et vendre des robbes de chambre, jupes, justaucorps, manteaux, hongrelines (chemisette avec de grandes basques), camisoles, corps de juppes, et tous autres ouvrages de toutes sortes d'étoffes pour habiller les femmes et filles, à la réserve des corps de robbes et bas de robbes seulement. Dans tous lesquels ouvrages qu'il leur est permis de faire, elles pourront employer de la baleine et autres choses qu'il conviendra pour la façon et perfection des ouvrages ; avec défenses à toutes filles et femmes, qui ne seront point maistresses du métier, d'en faire aucune fonction."

 

Tailleur pour femme

 

Tambour

 

Tamisier : ce terme peut désigner soit les fabricants de tamis, soit les talemeliers ou boulangers

 

Tanneur et tanneur de cuirs

 

Tapissier, tapissière

 

Teinturier : en "août 1669 ... les premiers statuts rédigés par les soins de Colbert ... confirment la division des teinturiers en trois communautés distinctes ... 1° les teinturiers du grand et bon teint ; 2° les teinturiers du petit teint ; 3° les teinturiers en soie, fil et laine"

 

Tellier : tisserand de toile

 

Terrassier

 

Tisserand

 

Tisserand en drap

 

Tisserand en toile

 

Tisseur en toile

 

Toilier : (cf tellier). Le chanevacier tissait de la toile de chanvre

 

Tondeur

 

Tondeur de drap

 

Tonnelier ou futaillier

 

Tourneur : artisan fabriquant des objets à l'aide du tour

 

Tourneur de boettes (boîtes)

 

Tourneur de tabatières

 

Tourneur en bois : artisan qui fabriquait divers objets en bois tels que râteliers, quenouilles, fuseaux ...

 

Tourneur en ivoire

 

Tourneur en os

 

Tourneur futaillier (cf tonnelier)

 

Traiteur : rôtisseur, restaurateur

 

Travailleur à la manufacture de tabac

 

Trémier : fabricant de trémies ?

 

Trésorier du régiment

 

Tripier -Tripière

 

Vacher, vachère : (cf bouvier)

 

Valet : ouvrier, titre que porte celui qui a terminé son apprentissage et qui attend de devenir maître. Ce terme prend le sens de domestique à partir de la fin du XIIIème siècle

 

Valet de charrue

 

Valet de meunier

 

Vanniers. Les maîtres vanniers étaient divisés en trois classes :

1° Les maîtres vanniers-mandriers ou mandeliers, fabricants tous les ouvrages d'osier blanc ou vert qui ne sont point à claire-voie, sauf pourtant les vans à vanner les grains, et aussi les hottes à vin.

2° Les maîtres vanniers-cloturiers ou closiers, fabricants de vans à vanner et de hottes à vin, mais ces objets étaient plus grands, plus forts et plus soignés que ceux des mandriers.

3° Les maîtres vanniers-faissiers, fabricants la vannerie proprement dite et tous les ouvrages d'osier à jour.

Les mots faissel, foisselle, fisselle, etc. désignaient plus spécialement une corbeille à fromage.

Les ateliers de vanniers devaient être établis à une lieue et demie au moins de toute forêt.

 

Vendeuse de fruits

 

Verrotier

 

Visiteur à la romaine : contrôleur de la romaine (cf commis à la romaine)

 

Vitrier : "Les verres à vitre ne commencent guère à être d'un usage ordinaire dans la classe riche qu'au milieu du seizième siècle"

 

Vivant de son bien : rentier

 

Voiturier : les voituriers, comme les charretiers et les rouliers, transportaient des marchandises

 

Voyeur de la ville ou voyer : il était chargé de surveiller la voirie urbaine.

Paris, octobre 1996

Paris, mars 1997

 

Gaston CANU

 


Bibliographie

 

FRANKLIN Alfred, Dictionnaire historique des arts, métiers et professions exercés dans Paris depuis le XIIIème siècle, Jeanne Laffitte Reprints, Marseille ; Réimpression de l'édition de Paris-Leipzig, 1905-1906, 2 volumes.

 

FURETIERE Antoine, Dictionaire universel, Contenant generalement tous les Mots françois tant vieux que modernes, et les Termes de toutes les Sciences et des Arts... Recueilli & compilé par feu Messire Antoine Furetiere, Abbé de Chalivoy, de l'Academie Françoise. A La Haye, et à Rotterdam, chez Arnout et Reinier Leers, 1690.

 

MARION Marcel, Dictionnaire des institutions de la France, aux XVIIe et XVIIIe siècles, Paris, Editions A. et J. Picard, 1989.

 

MOISY H., Dictionnaire de patois normand, Slatkine Reprints, Geneve, 1969.

 

ROMME Charles, Dictionnaire de la marine françoise avec figures, imprimé chez P. L. Chauvet, à La Rochelle, Et se vend à Paris, chez Barrois l'aîné, Libraire, quai des Augustins, n° 19, 1792.

 

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